On associe souvent la PMA en Espagne à un parcours plus fluide : délais raccourcis, accès facilité, techniques disponibles.
Mais cela ne rend pas le parcours moins exigeant pour les patientes.
La fatigue liée à la PMA est multidimensionnelle.
Elle est d’abord physique, avec les traitements hormonaux, les injections quotidiennes, les effets secondaires, les ponctions et transferts.
Elle est aussi mentale. Chaque étape implique des décisions : choix de clinique, de technique, compréhension des résultats, projections financières.
L’attente occupe une place centrale : attente des bilans, des réponses, des dates, puis du test de grossesse.
À cela s’ajoute la logistique d’un parcours à l’étranger : organisation des déplacements, coordination des examens en France, gestion administrative.
Même dans un cadre médical performant, la charge émotionnelle reste forte.
Espoir, peur de l’échec, fatigue psychologique : autant de dimensions souvent invisibles de l’extérieur.
Reconnaître cette fatigue est essentiel pour mieux accompagner les patientes dans leur parcours.
